HISTOIRE DU MONACHISME

Les premiers siècles de la Chrétienté furent marqués par les persécutions et les massacres, dont les fidèles furent victimes. De cette époque, on conserve la mémoire d’un grand nombre de martyrs. Puis, l’Edit de Milan (313), qui autorise la religion chrétienne, annonce celui de Théodose (380), qui en fait la religion de l’Empire.Le temps des persécutions est (presque) révolu, et avec lui ces exemples de sacrifices, qui ouvraient les portes de la sainteté. Aussi, voit-on l’apparition d’ascètes se retirer du monde dans les contrées désertiques d’Egypte (les ermites). Parmi ces « Pères du désert » apparaissent les premières communautés, regroupant ceux, pour lesquels la solitude n’est pas tolérable. C’est donc en Egypte, que naquit le monachisme. L’occident admirait ces « Fous de Dieu, qui vivent dans le désert », et chercha rapidement à les imiter. Ainsi, vers 361, Saint Martin fondait à LIGUGE, près de POITIERS, le premier monastère de GAULE. Dès lors, le mouvement était lancé, et il ne cessa de croître au fil des siècles suivants.Cette « réussite » entraîna la nécessité d’organiser aussi bien spirituellement, que matériellement ces communautés. Si au départ, cette organisation ne se fit que par les coutumes (il y avait donc autant de règles que d’abbayes), on sentit ensuite la volonté d’uniformiser les pratiques monacales. La Règle de Saint Benoît (REGULA BENEDICTI), inspirée d’une règle antérieure, la Règle du Maître (REGULA MAGISTRI), se propose d’organiser la vie des abbayes et des moines en 73 chapitres et un prologue.Pendant environ deux siècles, cette règle bénédictine fut en duel avec d’autres règles, dont celle de SAINT COLOMBAN (v. 540-615), avant de s’imposer comme la pierre angulaire du monde monastique.S’ensuivit alors une formidable expansion des abbayes. Entre le milieu du VIII ème et du IX ème siècle, 420 fondations, et CHARLEMAGNE, lui-même, y vit un formidable moyen de former dans ce réseau un possible relais de l’empire à travers toutes les provinces.C’est ce qui fut entrepris avec SAINT BENOIT D’ANIANE et le concile d’Aix la Chapelle ( 819), qui imposa, si il en était encore besoin la suprématie de l’ordre bénédictin.Si nous devions résumer en quelques lignes l’histoire monastique, nous pourrions la calquer sur l’histoire de la quasi – totalité des ordres religieux, à savoir 3 étapes : 
   
1.Un début difficile mais conforme à austérité et extrême pauvreté des Pères du Désert.                
2.
Une période d’apogée et d’expansion.
 
3.
Une période de décadence, après un enrichissement considérable, et/ou une perte des valeurs primitives (goût du pouvoir, de la richesSe,….)