Effectivement, même si la règle prescrit aux moines de s’isoler du monde, de rester dans la clôture protectrice, les religieux vont néanmoins diffuser la bonne parole dans les territoires de leurs abbayes. Sillonnant à travers le pays, ils participeront efficacement à la christianisation de la population, mais aussi à celles des anciennes légendes ou croyances païennes, en les adaptant à la religion du Christ. Cette christianisation concourra à l’unification de notre pays.Comme nous l’avons vu plus haut, les moines étaient, par rapport au reste de la population, les seuls lettrés, les litterati , opposés à la grande masse des illiterati. La nécessité d’une alphabétisation des populations reste étrangère à tout le Haut Moyen Age, comme il en avait été durant l’Antiquité. En 789, CHARLEMAGNE oblige tous les abbés et évêques à ouvrir à côté de leur église ou monastère, une école, enseignant la lecture, l'écriture, le comput liturgique, le chant,….dans le but d’unifier le royaume franc et la chrétienté à travers l’unité de la culture et des rites. Force est de constater, que ces écoles abbatiales ne concernaient qu’une certaine élite, ou ceux, destinés au cloître. La base de toute approche de la connaissance était constituée par deux groupes d’art libéraux :